Notre santé physique, mentale, notre comportement social et professionnel résident dans une bonne qualité de sommeil, un sommeil de plus en plus malmené depuis l’apparition des objets connectés et de la situation inédite de confinements que nous vivons ! Nous n’avons jamais autant consommé d’anxiolytique, d’antidépresseur et surtout de somnifère ! Une vraie question de santé publique !
A ce sujet, j’ai rencontré Brigitte Garric-Métois. Brigitte est thérapeute sur l’insomnie et l’anxiété depuis 20 ans. Diplômée universitaire en Sommeil & Psychiatrie et en thérapie cognitives et comportementales, elle est également membre actif du Réseau Morphée & de l’institut « Veille & Sommeil » de l’Hôtel Dieu. Une conviction ! Pas de nuit paisible et réparatrice sans journée de veille bien vécue et organisée ! Alors, comment conjuguer diurne et nocturne, Brigitte nous éclaire au micro de Ouvrons la fenêtre aujourd’hui !
On dit d’elle qu’elle sculpte la lumière ! Travailler la matière pour faire advenir la lumière, telle est effectivement la motivation de Fleur Nabert, artiste renommée, sculpteur et créatrice prodige. La création est un besoin vital pour Fleur, autant que l’acte de respirer. Rien ne l’arrête ou presque depuis son adolescence, des sculptures monumentales qui viendront prendre place dans des basiliques ou même bientôt à saint Louis des Français à Rome, au plus petit bijoux d’une telle délicatesse ! La liberté créatrice est salvatrice ! L’acte créateur, qu’expérimente Fleur Nabert, est un don, quelle que soit la circonstance ou la contrainte dans lesquelles il est réalisé. Il prend sa source dans la contemplation et se redonne à nos âmes par notre regard. L’artiste, touchée par la grâce, nous incite à nous élever vers le beau et le bien et à quelques jours de Noël, c’est une invitation à nous laisser conduire vers la petite flamme qui brille dans la nuit, avec Fleur Nabert au micro de Ouvrons la Fenêtre, cette semaine. Bonne écoute et beau partage autour de vous !
Thierry Lanneau est masseur kinésithérapeute, installé à Paris. Il s’est spécialisé dans le traitement des douleurs persistantes et chroniques. Au fil de son expérience, il a fait évoluer la prise en charge de ses patients, ressentant le besoin d’une approche thérapeutique différente, plus globale, plus écoutante pour aller au-delà du simple soin d’un symptôme douloureux et comprendre comment fonctionne notre système nerveux en lien avec ces ressentis douloureux, que l’on peut exprimer. Thierry partage son expérience avec beaucoup d’humilité. C’est l’itinéraire qu’il a choisi pour remettre debout ceux qui viennent le trouver. Pour en savoir plus sur son travail, n’hésitez pas à vous connecter sur son site « Dos et posture » où il propose de nombreuses vidéos comme compléments d’aide.
Avec ce 2e confinement, je tenais à ouvrir la fenêtre sur un restaurateur, partie de ces professions très impactées économiquement. Je me suis arrêtée à mi-chemin de la rue Boulard, dans le 14e arrondissement de Paris, chez Nordine Labiadh, le Chef du restaurant qui s’appelle à juste titre « À Mi-Chemin ». Nordine et son épouse Virginie en ont fait un lieu convivial et chaleureux, emblématique du quartier, autour d’une cuisine succulente, mêlant les saveurs orientales et européennes comme un pont entre les cultures et les femmes et hommes de paix et de bien… Symbole de cette union, le couscous, un plat pour tous décliné par Nordine en 100 recettes dans son dernier livre « Couscous pour tous », paru récemment aux éditions Solar. Ce podcast est une invitation au voyage dans la bonne humeur, les parfums d’ailleurs et la passion du service ! Passons à table avec Nordine !
Sophie Nouaille
Livre de Nordine Labiadh : Couscous pour tous, octobre 2020, Editions Solar
Le restaurant « A Mi-Chemin » continue d’accueillir les clients à travers la vente à emporter et par livraison.
Disponible en commande dans les librairies indépendantes
Rebecca, Raïssa, Anouchka… Trois femmes d’une même lignée, trois destins… Et un secret. Elles sont liées par ce qu’elles ont de plus intime…Inspiré de faits réels, ce récit nous transporte de 1885 à aujourd’hui, de Kiev à Paris en passant par Berlin. En 2017, Anouchka, la petite fille devenue avocate, affronte le silence qui imposa son empreinte à chaque génération… Elle décide de reconstituer son histoire familiale …
« Le silence des matriochkas » est le premier roman d’Anne Bassi que j’ai souhaité rencontrée pour comprendre le pourquoi de ce récit…Nous savons que nous sommes, en partie, le fruit de notre histoire familiale. Nous en conservons la mémoire, de génération en génération, à travers des récits, des comportements, des événements et… des silences. La transmission, le transgénérationnelle, la psychogénéalogie, autant de thématiques passionnantes qui nous amènent à ouvrir des fenêtres sur qui nous sommes et d’où nous venons ! Mais écoutons Anne Bassi nous en dire un peu plus dans ce podcast !
Passionné, gourmand et militant, trois mots qui qualifient mon invité d’aujourd’hui, un jeune homme bouillonnant d’enthousiasme et d’idées. Vous le connaissez sans doute à travers le petit écran, avec son triporteur rouge et blanc, il sillonne les routes de France à la rencontre des producteurs locaux ! Chroniqueur culinaire emblématique de Télématin sur France 2, Loic Ballet souhaitait aller plus loin dans cette visibilité qu’il offre à nos territoires ! C’est désormais chose faite à travers une épicerie pas comme les autres, L’Epicerie de Loic.B, qu’il a ouverte il y a quelques mois dans le 11e arrondissement de Paris avec Elodie, son associée. Mettons nous à table dans la bonne humeur ! C’est l’heure de grignoter au 7 rue Sedaine ! Nous avons grand besoin de lieu chaleureux comme celui-ci !
La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour. Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos, elle console ceux qui pleurent. Aimait à dire le compositeur pablo casal…Fenêtre ouverte sur un musicien et un compositeur. Je vous emmène en Italie à Padoue avec David Plantier, premier violon, passionné du violoniste et compositeur Giuseppe Tartini, un musicien libre et audacieux du 18e siècle ! En cette année 2020, David Plantier et sa compagne Annabelle luis, violoncelliste, font revivre les premiers duos pour violon et violoncelle de l’époque baroque ! Place au beau et à ce qui nous élève ! Andiamo !
Giuseppe Tartini – Padova
Issu d’une famille de musiciens, David Plantier débute l’apprentissage du violon à 5 ans. Après ses études de violon moderne au conservatoire de Genève, il se consacre au violon baroque à la Schola Cantorum de Bâle, dans la classe de Chiara Banchini. Depuis 2009, il est le premier violon du Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm, où il occupe depuis peu la fonction de conseiller artistique. Il collabore aussi régulièrement avec le Concert des Nations (Jordi Savall), Café Zimmermann et Amarillis. Avec son ensemble Les Plaisirs du Parnasse, fondé en 2003, il est invité dans les plus grands festivals en Europe et au Japon, et réalise plusieurs enregistrements, consacrés à Westhoff, Walther et Biber, tous salués par la critique internationale.
C’est un fervent défenseur de la musique de Tartini, qu’il a enregistrée pour le label agOgique, et qu’il interprète en duo avec Annabelle Luis. Cela l’encourage à concevoir le programme Continuo, Addio!, qui met en parallèle le magnifique répertoire de la Scuola delle Nazione (Tartini et ses disciples Nardini, Lahoussaye, etc.) et les premiers duos pour violon et violoncelle de l’époque baroque à l’époque romantique. David Plantier enseigne le violon baroque à la Musik-Akademie de Bâle et joue un violon de Giovanni Battista Guadagnini de 1766. Avec le Duo Tartini, fondé en 2015 avec Annabelle Luis, il se consacre à la redécouverte du grand virtuose de Padoue et à son entourage. Trois enregistrements couronnent ce travail : « Cantabile e Suonabile », « Continuo Addio », et en 2020, année de célébration des 250 ans de la disparition Tartini, « Vertigo, les dernières sonates », paru en septembre dernier chez Muso.
Merci à Annabelle Luis et David Plantier, un duo tellement sympathique qui a réussi cette performance incroyable d’offrir aux internautes 55 soirées musicales « apéro en musique » pendant le confinement, depuis leur salon en live sur facebook ! Une extraordinaire fenêtre ouverte sur la beauté et le plaisir musical accessible à tous !
Le Duo Tartini, tel le duo formé à l’époque par Tartini et Vandini, se produira en concert, à la Philarmonie de Paris, le dimanche 8 novembre à 14h30 et 16h.
Violence, injonctions d’aller bien et d’être positif, ne pas oser exprimer ses émotions, ambiance anxiogène avec la covid et les mesures de restrictions, je souhaitais aborder ces thèmes avec une psy qui a bien les pieds sur terre ! Anne-Laure Buffet est psychothérapeute, conférencière et formatrice spécialisée dans l’accompagnement de personnes victimes de violences psychologiques. En 2013, elle créé l’association CVP Contre la Violence Psychologique. Son but est d’informer et de dénoncer les violences psychologiques exercées au sein de la sphère familiale. Elle est également l’auteure de trois livres majeurs qui font référence ! Les Mères qui blessent, Les prisons familiales et dernièrement Ces séparations qui nous font grandir parus aux éditions Eyrolles.
N’hésitez pas à réagir après l’écoute de ce 8ème podcast et laissez-moi vos commentaires ! Et si vous souhaitez soutenir mon travail, participez à votre mesure à la cagnotte : https://fr.tipeee.com/podcast-ouvrons-la-fenetre
Noha Baz m’avait donné rendez vous sur les quais de Seine, dans le 15ème arrondissement de Paris. Choisir le cordon bleu pour boucler l’année du prix Ziryab en beauté était une évidence pour Noha Baz, fondatrice et présidente de ce Prix pas comme les autres! Ce Prix est destiné à récompenser un livre francophone de gastronomie ou de cuisine, mettant en valeur une histoire de tradition régionale, familiale ou culturelle. Privilégier le bon et le beau donne des forces et vous porte et la culture est la lumière de la paix comme le rappelle si souvent Noha Baz. Cette soirée fut donc une plongée dans les cuisines ateliers de l’institut Cordon bleu pour célébrer les mots avec les membres du jury de ce prix littéraire …
Le Cordon bleu est une institution plus que centenaire de renommée mondiale. On y vient de toute la planète pour apprendre les bases de la cuisine française, enseignées par des chefs de renoms ! Nous avons d’ailleurs été accueillis avec sympathie et simplicité par l’un deux, le directeur de cette noble maison Eric Briffard, chef étoilé au palmarès époustouflant ! Éric Briffard a la transmission chevillée au corps et au cœur, comme le rappelle Noha Baz . L’amour qu’il a pour son métier , son respect du produit et son immense talent représentent avec bonheur la France dans ce qu’elle a de meilleur Cette soirée du prix ZiRYAB fut donc un arc en ciel ludique, une parenthèse conviviale et joyeuse qui fait du bien ! Vive la table et les livres qui rassemblent et parole à quelque uns des membres du jury dans ce podcast hors-série ! Merci Noha ! Merci à tous !
Sophie Nouaille
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Si je vous donne le nom de l’art textile que je vais évoquer avec mon invité, cela ne vous parlera peut être pas ! Maryse Allard Leroux que je reçois vous laissera sous le charme de cet art ancestral venu de loin…Elle nous emmène passionnément, avec elle en Corée du Sud où des femmes maitres d’art travaillent des pièces de tissus traditionnelles selon une codification bien particulière ! Maryse qui s’est emparé de cet art presque millénaire, créatrice et ambassadrice européenne de réalisations uniques, est désormais reconnues de façon à part entière par ses paires coréennes. Et c’est une histoire qui ne fait que commencer grâce à ce fameux Pojagi !
Après avoir pratiqué le patchwork pendant 25 ans et animée d’une passion permanente pour les tissus, Maryse Allard a découvert le Pojagi en 2005, d’abord grâce à un ouvrage d’une artiste coréenne vivant au Japon, Yangsook Choi. La technique du Pojagi lui est inconnue, cette transparence la fascine et elle décide de s’y initier seule. Une rencontre avec l’artiste lors d’un salon à Paris la conforte dans la technique et elle décide de continuer à explorer.De plus en plus, le Pojagi devient un axe majeur et une véritable passion. Elle réalise son premier grand travail (« Plumes » 140×95 cm comportant plus de 150 pièces) et le présente à son premier salon en 2013. Parmi les visiteurs, beaucoup de surprise, beaucoup d’intérêt et beaucoup de questions : personne ne connaissait cette technique et elle décide de la populariser en France au travers d’ateliers ainsi qu’en participant à des expositions, en France, en Espagne (Créativa à Madrid, Sitges), en Italie (Fili Magici, à Vinovo) mais aussi en proposant de nouvelles réalisations et grâce à des articles de presse (Pratique du Patchwork, Les Nouvelles du Patchwork)
En collaboration avec Hubert Valeri, ils écrivent un premier livre « Boutis de France » associant Pojagi et Boutis. Peu à peu, elle note de plus en plus d’intérêt pour le Pojagi. Elle est invitée à animer des ateliers de Pojagi partout en France : alors que les premiers comptaient une douzaine de participantes, sa collaboration avec l’association «France Patchwork» lui a permis de réaliser de très grands stages de Pojagi (jusqu’à 180 participantes !). Ces ateliers sont également l’occasion de présenter son travail dans plusieurs régions de France. En juin 2016, elle publie son deuxième livre « Le Pojagi – Art du patchwork coréen » qui, en plus de présenter en détail la technique, inclut des recherches sur l’histoire et la tradition coréennes. Il présente 21 Pojagis qu’elle a créés.
Le Pojagi – Art Du Patchwork Coréen
Pojagi réalisé par Maryse Allard
Chunghie Lee et le Korean Bojagi Forum (KBF) l’ont honorée à trois reprises et elle a présenté quelques réalisations en 2014 et 2016. En mai 2018, c’est en tant qu’artiste internationale et à travers une exposition solo qu’elle participe au KBF 2018 à Seoul. Le Chojun Textile Museum de Séoul lui propose de participer à une exposition en Juin 2018 et conserve l’une de ses œuvres dans son fonds permanent. Elle continue son travail de recherche et de découverte sur la Corée, son histoire, ses traditions textiles. Cela lui permet de pouvoir faire mieux découvrir cet art en France, notamment à travers une newsletter mensuelle où elle partage ces informations et expositions visitées. En octobre 2017 et 2018, elle participe au Korean Textile Tour organisé à Séoul par Youngmin Lee, une artiste textile coréenne vivant aux Etats Unis. En septembre 2018, elle participe à une exposition avec des artistes coréennes (« Turkey Silk Road») dans le cadre d’un festival en Turquie où elle représente la France à travers une exposition solo également. 2018 marque l’ouverture de son travail sur l’international.
Raffinement, élégance et vertu les femmes coréennes dans les arts et les lettres de Song-Mi Yi chez Autres temps
En plus de l’influence des artistes coréens, son travail personnel s’inspire de la période graphique du Bauhaus, ainsi que d’artistes tels que Sonia Delaunay, Mondrian et l’architecture «Art déco». Le Pojagi représente à la fois géométrie et élégance, ainsi que la transparence. Ses recherches continuent avec un travail sur les courbes, le design monochrome, l’approche multicolore … Elle est heureuse du succès rencontré par ses œuvres, mais elle est aussi fière de la reconnaissance des artistes coréennes : elle se sent souvent comme une ambassadrice européenne d’une technique dont elle est tombée amoureuse. Lorsqu’elle travaille dans son studio, avec ses tissus et ses projets, elle ressent comme une méditation qui l’emmène loin, un peu plus près de la Corée.