David Plantier et Giuseppe Tartini, la passion du violon

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La musique chasse la haine chez ceux qui sont sans amour. Elle donne la paix à ceux qui sont sans repos, elle console ceux qui pleurent. Aimait à dire le compositeur pablo casal…Fenêtre ouverte sur un musicien et un compositeur. Je vous emmène en Italie à Padoue  avec David Plantier, premier violon, passionné du violoniste et compositeur Giuseppe Tartini, un musicien libre et audacieux du 18e siècle ! En cette année 2020, David Plantier et sa compagne Annabelle luis, violoncelliste, font revivre les premiers duos pour violon et violoncelle de l’époque baroque ! Place au beau et à ce qui nous élève ! Andiamo !  

Giuseppe Tartini – Padova

Issu d’une famille de musiciens, David Plantier débute l’apprentissage du violon à 5 ans. Après ses études de violon moderne au conservatoire de Genève, il se consacre au violon baroque à la Schola Cantorum de Bâle, dans la classe de Chiara Banchini. Depuis 2009, il est le premier violon du Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm, où il occupe depuis peu la fonction de conseiller artistique. Il collabore aussi régulièrement avec le Concert des Nations (Jordi Savall), Café Zimmermann et Amarillis. Avec son ensemble Les Plaisirs du Parnasse, fondé en 2003, il est invité dans les plus grands festivals en Europe et au Japon, et réalise plusieurs enregistrements, consacrés à Westhoff, Walther et Biber, tous salués par la critique internationale.

C’est un fervent défenseur de la musique de Tartini, qu’il a enregistrée pour le label agOgique, et qu’il interprète en duo avec Annabelle Luis. Cela l’encourage à concevoir le programme Continuo, Addio!, qui met en parallèle le magnifique répertoire de la Scuola delle Nazione (Tartini et ses disciples Nardini, Lahoussaye, etc.) et les premiers duos pour violon et violoncelle de l’époque baroque à l’époque romantique.   David Plantier enseigne le violon baroque à la Musik-Akademie de Bâle et joue un violon de Giovanni Battista Guadagnini de 1766. Avec le Duo Tartini, fondé en 2015 avec Annabelle Luis, il se consacre à la redécouverte du grand virtuose de Padoue et à son entourage. Trois enregistrements couronnent ce travail : « Cantabile e Suonabile », « Continuo Addio », et en 2020, année de célébration des 250 ans de la disparition Tartini, « Vertigo, les dernières sonates », paru en septembre dernier chez Muso.  

Merci à Annabelle Luis et David Plantier, un duo tellement sympathique qui a réussi cette performance incroyable d’offrir aux internautes 55 soirées musicales « apéro en musique » pendant le confinement, depuis leur salon en live sur facebook ! Une extraordinaire fenêtre ouverte sur la beauté et le plaisir musical accessible à tous !  

Le Duo Tartini, tel le duo formé à l’époque par Tartini et Vandini, se produira en concert, à la Philarmonie de Paris, le dimanche 8 novembre à 14h30 et 16h. 

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Sophie Nouaille

En vidéo…

Ziryab, un prix littéraire pas comme les autres !

Silvère Jarrosson, un artiste peintre en mouvement Ouvrons la fenêtre

  1. Silvère Jarrosson, un artiste peintre en mouvement
  2. Olga et Elena, deux cœurs pour la Paix

Noha Baz m’avait donné rendez vous sur les quais de Seine, dans le 15ème arrondissement de Paris. Choisir le cordon bleu pour boucler l’année du prix Ziryab en beauté était une évidence  pour Noha Baz, fondatrice et présidente de ce Prix pas comme les autres!  Ce Prix est destiné à récompenser un livre francophone de gastronomie ou de cuisine, mettant en valeur une histoire de tradition régionale, familiale ou culturelle. Privilégier le bon et le beau donne des forces et vous porte et la culture est la lumière de la paix comme le rappelle si souvent Noha Baz.   Cette soirée fut donc une plongée dans les cuisines ateliers de l’institut Cordon bleu pour célébrer les mots avec les membres du jury de ce prix littéraire …

Le Cordon bleu est une institution plus que centenaire de renommée mondiale. On y vient de toute la planète pour apprendre les bases de la cuisine française, enseignées par des chefs de renoms ! Nous avons d’ailleurs été accueillis avec sympathie et simplicité par l’un deux, le directeur de cette noble maison Eric Briffard, chef étoilé au palmarès époustouflant !   Éric Briffard a la transmission chevillée au corps et au cœur, comme le rappelle Noha Baz . L’amour qu’il a pour son métier , son respect du produit et son immense talent représentent avec bonheur la France dans ce qu’elle a de meilleur   Cette soirée du prix ZiRYAB fut donc un arc en ciel  ludique, une parenthèse conviviale et joyeuse qui fait du bien ! Vive la table et les livres qui rassemblent et parole à quelque uns des membres du jury  dans ce podcast hors-série !  Merci Noha ! Merci à tous ! 

Sophie Nouaille 

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Maryse Allard, ambassadrice européenne du Pojagi

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Si je vous donne le nom de l’art textile que je vais évoquer avec mon invité, cela ne vous parlera peut être pas ! Maryse Allard Leroux que je reçois vous laissera sous le charme de cet art ancestral venu de loin…Elle nous emmène passionnément, avec elle en Corée du Sud où des femmes maitres d’art travaillent des pièces de tissus traditionnelles selon une codification bien particulière ! Maryse qui s’est emparé de cet art presque millénaire, créatrice et ambassadrice européenne de réalisations uniques, est désormais reconnues de façon à part entière par ses paires coréennes. Et c’est une histoire qui ne fait que commencer grâce à ce fameux Pojagi !

Après avoir pratiqué le patchwork pendant 25 ans et animée d’une passion permanente pour les tissus, Maryse Allard a découvert le Pojagi en 2005, d’abord grâce à un ouvrage d’une artiste coréenne vivant au Japon, Yangsook Choi. La technique du Pojagi lui est inconnue, cette transparence la fascine et elle décide de s’y initier seule. Une rencontre avec l’artiste lors d’un salon à Paris la conforte dans la technique et elle décide de continuer à explorer.De plus en plus, le Pojagi devient un axe majeur et une véritable passion. Elle  réalise son premier grand travail (« Plumes » 140×95 cm comportant plus de 150 pièces) et  le présente à son premier salon en 2013. Parmi les visiteurs, beaucoup de surprise, beaucoup d’intérêt et beaucoup de questions : personne ne connaissait cette technique et elle décide de la populariser en France au travers d’ateliers ainsi qu’en participant à des expositions, en France, en Espagne (Créativa à Madrid, Sitges), en Italie (Fili Magici, à Vinovo) mais aussi en proposant de nouvelles réalisations et grâce à des articles de presse (Pratique du Patchwork, Les Nouvelles du Patchwork)

En collaboration avec Hubert Valeri, ils écrivent un premier livre « Boutis de France » associant Pojagi et Boutis. Peu à peu, elle note de plus en plus d’intérêt pour le Pojagi. Elle est invitée à animer des ateliers de Pojagi partout en France : alors que les premiers comptaient une douzaine de participantes, sa collaboration avec l’association «France Patchwork» lui a permis de réaliser de très grands stages de Pojagi (jusqu’à 180 participantes !). Ces ateliers sont également l’occasion de présenter son travail dans plusieurs régions de France. En juin 2016, elle publie son deuxième livre « Le Pojagi – Art du patchwork coréen » qui, en plus de présenter en détail la technique, inclut des recherches sur l’histoire et la tradition coréennes. Il présente 21 Pojagis qu’elle a créés.

Le Pojagi – Art Du Patchwork Coréen
Pojagi réalisé par Maryse Allard

Chunghie Lee et le Korean Bojagi Forum (KBF) l’ont honorée à trois reprises et elle a présenté quelques réalisations en 2014 et 2016. En mai 2018, c’est en tant qu’artiste internationale et à travers une exposition solo qu’elle participe au KBF 2018 à Seoul.  Le Chojun Textile Museum de Séoul lui propose de participer à une exposition en Juin 2018 et conserve l’une de ses œuvres dans son fonds permanent. Elle continue son travail de recherche et de découverte sur la Corée, son histoire, ses traditions textiles. Cela lui permet de pouvoir faire mieux découvrir cet art en France, notamment à travers une newsletter mensuelle où elle partage ces informations et expositions visitées. En octobre 2017 et 2018,  elle participe au Korean Textile Tour organisé à Séoul par Youngmin Lee,  une artiste textile coréenne vivant aux Etats Unis. En septembre 2018, elle participe à une exposition avec des artistes coréennes (« Turkey Silk Road») dans le cadre d’un festival en Turquie où elle représente la France à travers une exposition solo également. 2018 marque l’ouverture de son travail sur l’international.

Raffinement, élégance et vertu
les femmes coréennes dans les arts et les lettres
de Song-Mi Yi
chez Autres temps

En plus de l’influence des artistes coréens, son travail personnel s’inspire de la période graphique du Bauhaus, ainsi que d’artistes tels que Sonia Delaunay, Mondrian et l’architecture «Art déco». Le Pojagi représente à la fois géométrie et élégance, ainsi que la transparence. Ses recherches continuent avec un travail sur les courbes, le design monochrome, l’approche multicolore … Elle est heureuse du succès rencontré par ses œuvres, mais elle est aussi fière de la reconnaissance des artistes coréennes : elle se sent souvent comme une ambassadrice européenne d’une technique dont elle est tombée amoureuse. Lorsqu’elle travaille dans son studio, avec ses tissus et ses projets, elle ressent comme une méditation qui l’emmène loin, un peu plus près de la Corée.

Source : Maryse Allard

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