Maitre Magali Latry exerce depuis près de 20 ans en tant qu’avocat à la Cour, à Paris. Très tôt sensibilisée aux droits humains, à la justice, les discriminations, c’est presque tout naturellement qu’elle s’est dirigée dans des études de droits alors que sa famille n’évoluait pas forcément dans cette spécialité.
Peu à peu, Magali s’est tournée vers le droit du travail et le droit de la protection sociale au service des salariés mais également des dirigeants d’entreprise. Un domaine du droit qui est évolutif, au mois près, et qui demande une veille et une mise à jour constante !
Son sens de la relation humaine a poussé cette avocate dynamique à intégrer dans sa pratique la médiation et la procédure collaborative partant du constat que le procès ne réglait pas tout. Avec Magali, nous avons donc parlé de l’évolution de cette profession libérale, de l’impact de l’actualité sur le droit du travail et principalement avec l’épidémie de Covid et comment la conception, le sens du travail a évolué dans notre société.
Un entretien dense et passionnant à découvrir dans ce nouveau épisode de « Ouvrons la fenêtre ».
Anne-Laure Buffet : la violence, symptôme d’une société déconstruite ? –
Ouvrons la fenêtre
Heureuse de vous retrouver après des semaines d’absence, touchée aussi par le covid, encore en convalescence mais contente de pouvoir retendre le micro à ceux qui ont une parole libre ! Je vous préviens. Ce podcast n’est pas feel good. J’ai souhaité à nouveau réaliser un entretien avec Anne-Laure Buffet à propos de la violence, omni présente, violence intrafamiliales, conjugales, inceste…Les propos de Anne-Laure Buffet sont sans concession. Elle nous donne des pistes de compréhension sur l’état de notre société, de son devenir, la perte de repères…N’hésitez pas à réagir et à témoigner à la suite de votre écoute.
Anne-Laure Buffet est psychothérapeute, conférencière et formatrice spécialisée dans l’accompagnement de personnes victimes de violences…En 2013, elle créé l’association CVP Contre la Violence Psychologique. Son but est d’informer et de dénoncer les violences psychologiques exercées au sein de la sphère familiale.
Elle est l’auteure de trois livres majeurs qui font référence : Les Mères qui blessent, Les prisons familiales et dernièrementCes séparations qui nous font grandir paru aux éditions Eyrolles. Et surtout n’hésitez pas à réagir après l’écoute de ce podcast ! Merci à tous !
Si je vous donne le nom de l’art textile que je vais évoquer avec mon invité, cela ne vous parlera peut être pas ! Maryse Allard Leroux que je reçois vous laissera sous le charme de cet art ancestral venu de loin…Elle nous emmène passionnément, avec elle en Corée du Sud où des femmes maitres d’art travaillent des pièces de tissus traditionnelles selon une codification bien particulière ! Maryse qui s’est emparé de cet art presque millénaire, créatrice et ambassadrice européenne de réalisations uniques, est désormais reconnues de façon à part entière par ses paires coréennes. Et c’est une histoire qui ne fait que commencer grâce à ce fameux Pojagi !
Après avoir pratiqué le patchwork pendant 25 ans et animée d’une passion permanente pour les tissus, Maryse Allard a découvert le Pojagi en 2005, d’abord grâce à un ouvrage d’une artiste coréenne vivant au Japon, Yangsook Choi. La technique du Pojagi lui est inconnue, cette transparence la fascine et elle décide de s’y initier seule. Une rencontre avec l’artiste lors d’un salon à Paris la conforte dans la technique et elle décide de continuer à explorer.De plus en plus, le Pojagi devient un axe majeur et une véritable passion. Elle réalise son premier grand travail (« Plumes » 140×95 cm comportant plus de 150 pièces) et le présente à son premier salon en 2013. Parmi les visiteurs, beaucoup de surprise, beaucoup d’intérêt et beaucoup de questions : personne ne connaissait cette technique et elle décide de la populariser en France au travers d’ateliers ainsi qu’en participant à des expositions, en France, en Espagne (Créativa à Madrid, Sitges), en Italie (Fili Magici, à Vinovo) mais aussi en proposant de nouvelles réalisations et grâce à des articles de presse (Pratique du Patchwork, Les Nouvelles du Patchwork)
En collaboration avec Hubert Valeri, ils écrivent un premier livre « Boutis de France » associant Pojagi et Boutis. Peu à peu, elle note de plus en plus d’intérêt pour le Pojagi. Elle est invitée à animer des ateliers de Pojagi partout en France : alors que les premiers comptaient une douzaine de participantes, sa collaboration avec l’association «France Patchwork» lui a permis de réaliser de très grands stages de Pojagi (jusqu’à 180 participantes !). Ces ateliers sont également l’occasion de présenter son travail dans plusieurs régions de France. En juin 2016, elle publie son deuxième livre « Le Pojagi – Art du patchwork coréen » qui, en plus de présenter en détail la technique, inclut des recherches sur l’histoire et la tradition coréennes. Il présente 21 Pojagis qu’elle a créés.
Le Pojagi – Art Du Patchwork Coréen
Pojagi réalisé par Maryse Allard
Chunghie Lee et le Korean Bojagi Forum (KBF) l’ont honorée à trois reprises et elle a présenté quelques réalisations en 2014 et 2016. En mai 2018, c’est en tant qu’artiste internationale et à travers une exposition solo qu’elle participe au KBF 2018 à Seoul. Le Chojun Textile Museum de Séoul lui propose de participer à une exposition en Juin 2018 et conserve l’une de ses œuvres dans son fonds permanent. Elle continue son travail de recherche et de découverte sur la Corée, son histoire, ses traditions textiles. Cela lui permet de pouvoir faire mieux découvrir cet art en France, notamment à travers une newsletter mensuelle où elle partage ces informations et expositions visitées. En octobre 2017 et 2018, elle participe au Korean Textile Tour organisé à Séoul par Youngmin Lee, une artiste textile coréenne vivant aux Etats Unis. En septembre 2018, elle participe à une exposition avec des artistes coréennes (« Turkey Silk Road») dans le cadre d’un festival en Turquie où elle représente la France à travers une exposition solo également. 2018 marque l’ouverture de son travail sur l’international.
Raffinement, élégance et vertu les femmes coréennes dans les arts et les lettres de Song-Mi Yi chez Autres temps
En plus de l’influence des artistes coréens, son travail personnel s’inspire de la période graphique du Bauhaus, ainsi que d’artistes tels que Sonia Delaunay, Mondrian et l’architecture «Art déco». Le Pojagi représente à la fois géométrie et élégance, ainsi que la transparence. Ses recherches continuent avec un travail sur les courbes, le design monochrome, l’approche multicolore … Elle est heureuse du succès rencontré par ses œuvres, mais elle est aussi fière de la reconnaissance des artistes coréennes : elle se sent souvent comme une ambassadrice européenne d’une technique dont elle est tombée amoureuse. Lorsqu’elle travaille dans son studio, avec ses tissus et ses projets, elle ressent comme une méditation qui l’emmène loin, un peu plus près de la Corée.
Pour cette reprise de Ouvrons la fenêtre, je vous invite à rencontrer un jeune artiste !
J’ai fait connaissance avec l’œuvre de Silvère Jarosson un jour dans cette chapelle de la Salpétrière à Paris.. . Une belle découverte mise en scène de façon monumentale et dans une certaine sobriété propre au lieu et à l’artiste.
Au départ, Danseur classique, par le hasard de la vie, Silvère s’est fait peintre au service d’un art qui lui est propre, où le mouvement les matériaux, les couleurs et la minéralité et l’organique nous emportent ailleurs, dans son monde, un monde mysterieux !
Dès le 4 mars, ses œuvres seront à l’honneur au Musée Unterlinden de
Colmar, au cœur d’un programme polymorphe époustouflant autour de la peinture, de la danse avec le Ballet de l'Opéra national du Rhin, de la musique de la poésie et de la réflexion philosophique avec Cynthia Fleury et bien d'autres propositions ! Une performance unique, intitulée "L'oeuvre qui va suivre", qui m’a interpellée et m'a donné envie de la partager avec vous !
Alors, faisons mieux connaissance avec Silvere Jarrosson dans ce podcast enregistré dans son
bel atelier en région parisienne.
Merci de votre écoute et de vos partages
Sophie Nouaille
Programme de l'exposition : télécharger
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Après avoir longtemps suivi deux voies parallèles qui ne se rencontraient pas : l’écriture de romans d’un côté, la gestion des ventes chez des éditeurs de logiciels de l’autre, Florence Euverte a réuni sa passion de l’écrit et son intérêt pour les nouvelles technologies en co-fondant INEDITS, st art-up de l’édition. Pour innover dans l’écriture, et en exploiter ses bienfaits, en y associant le potentiel de l’intelligence collective, Florence et son associée ont développé une plateforme d’écriture collaborative : les Arbres Inédits étaient nés ! Le principe est simple ! Faire de l’écriture une aventure collective ! Inspirés par les cadavres exquis, les Arbres Inédits invitent leurs utilisateurs à planter un début de récit pour dérouler plusieurs suites. Grâce à l’arborescence, chaque contribution peut donner naissance à une nouvelle branche. Les participants peuvent ainsi rebondir sur les idées des autres et faire avancer le récit, ce qui démultiplie la créativité collective ! Auteurs, écoles, familles, entreprises, tout le monde peut s’y mettre ! N’hésitez pas à contacter Florence via son site internet ! Découvrez comment fonctionne la plateforme d’écriture collaborative : https://player.vimeo.com/video/343030395